Seconde peau est un dispositif modulaire de présentation, de rangement et de transport de bijoux conçu à partir de matières réemployées : bâches publicitaires microperforées, chutes de parquet en chêne massif, contreplaqué upcyclé et plexiglass recyclé.
Pensé pour les boutiques contemporaines, pop-up stores et scénographies commerciales événementielles, le projet explore de nouvelles manières de mettre en scène les créations artisanales à travers un merchandising personnalisable, évolutif et sensible.
La bâche est envisagée comme une "peau publicitaire" réemployée, tannée par la pluie, le soleil et les vents. Grâce à des coutures visibles réalisées à la machine, comme une pièce de maroquinerie, elle devient à la fois support de présentation et pochette de voyage. La couture humanise la matière, raconte sa transformation et réintroduit du temps humain dans une matière industrielle.
Initialement conçu pour la présentation de boucles d’oreilles, le système peut s’adapter à d’autres bijoux. Modulable et évolutif, il permet aux créateurs, artisan·es et artisan·es d’art de valoriser leurs collections grâce à des supports fabriqués localement, à Paris ou au Pays Basque.
Dans un contexte où le commerce devient de plus en plus expérientiel et événementiel, Seconde peau propose une alternative durable et personnalisable aux supports de merchandising standardisés et majoritairement importés. Les pièces-supports peuvent également être proposées à la vente pour un usage domestique, prolongeant ainsi l’expérience du commerce au-delà du lieu de vente.
Sourceuse, créatrice et guérisseuse par vocation, Siegrid Dumas conçoit des projets, collections et expériences impact, la croisée du design sensible, du récit, du réemploi et des dynamiques territoriales.
Installée au Pays Basque, elle développe et accompagne depuis plus de quinze ans des initiatives mêlant création, valorisation des savoir-faire, scénographie, communication et mise en lumière d'acteurs engagés. Après un début de carrière dans l'univers du retail orienté Art de vivre, elle choisit de réorienter sa trajectoire professionnelle vers des projets porteurs de sens, de lien et de transformation.
Son travail explore les relations entre matières, usages, gestes artisanaux, transmission et expériences humaines. Elle conçoit la création comme un outil de reconnexion, de métamorphose et de valorisation du vivant, avec une attention particulière portée aux cultures et récits de territoires, aux ressources existantes ainsi qu'aux formes de fabrication plus durables et collaboratives.