Bâche sonore
Collectif Lei&Max
1m² maximum
Le projet Bâche sonore propose un objet sonore interactif à la frontière entre bricolage, réemploi et technologie sonore. Réalisé à partir d’une bâche réutilisée tendue sur un cadre fabriqué en lattes de parquet récupérées, l’objet explore la possibilité de transformer des matériaux ordinaires en surfaces sensibles et musicales.
Fixé à la bâche, un excitateur transmet le son joué par un synthétiseur électronique auquel il est relié, faisant vibrer directement la matière. La bâche devient alors une enceinte atypique, un haut-parleur dont toute la surface entre en résonance. Un micro piézo attaché à cette même surface permet également de capter les vibrations produites lorsque l’on tapote ou frappe la bâche, rendant l’objet jouable et interactif.
À travers ce dispositif hybride, Bâche sonore questionne la définition même de l’instrument de musique : s’agit-il d’une enceinte, d’un instrument, d’une sculpture sonore ou d’une interface électronique ? Le projet cherche précisément à brouiller ces catégories en proposant un objet à la fois sonore, tactile et expérimental.
L’objet a vocation à être présenté dans une installation plus large, accompagné d’un synthétiseur électronique fabriqué lui aussi à partir d’un échantillon de parquet réutilisé et d'électronique réemployée (dans la mesure du possible), formant un ensemble cohérent autour de la vibration, de la matière et de l’interaction sonore.
Le projet Bâche sonore propose de repenser l’espace commercial comme un lieu d’expérience sensible et immersive, où la matière, le son et l’interaction participent à créer une relation plus directe avec le public. Réalisé à partir de matériaux réemployés — une bâche et des lattes de parquet récupérées — l’objet transforme des éléments ordinaires en dispositif sonore interactif, à la frontière entre mobilier, sculpture et instrument expérimental.
L’objet ne se limite pas à une fonction décorative ou utilitaire : il invite les visiteurs à expérimenter physiquement l’espace en touchant, écoutant et activant la matière. Cette dimension interactive peut contribuer à faire du commerce un lieu d’expérience et de découverte, plutôt qu’un simple espace de consommation.
Les matériaux réemployés ne servent pas seulement à “faire écologique”, mais ils apportent aussi une histoire, une identité et une présence particulière à l’objet et à l’espace. Ils prouvent leur utilité, voire même le fait qu'ils sont indispensables à notre quotidien, notamment lorsqu'il s'agit d'exprimer notre imagination en la matérialisant.
Matériaux : Lattes de parquet en bois de chêne, tout type de bâche tant qu'elle peut être tendue ou suffisamment rigide.
Machines et outils mobilisés :
Leila Rostom est ingénieure de recherche en sciences du bois et conceptrice passionnée par les usages innovants de cette matière.
Maxence Fulconis est musicien et prototypiste d’instruments, explorant l’expressivité des instruments électroniques, à travers les capteurs et la synthèse sonore.
Ils s’associent pour explorer l’association bois - électronique dans le but de concevoir des installations et des instruments de musique interactifs à partir de matériaux réutilisés. Leur projet, engagé et créatif, vise à explorer de nouvelles formes musicales tout en sensibilisant aux enjeux environnementaux et en favorisant l’accès à la pratique musicale.